Des sculptures d'une dimension plus modestes sont exposées dans le jardin et à l'intérieur de la Galerie des Collines à Vaucelles en parallèle avec l'exposition extérieure de Matagne la Petite (Tél 0496 952 413, hubertjose2004@yahoo.fr) 

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«Des formes épurées qui parlent et dansent avant leur envol»

Les créations de Daniel FAUVILLE sont joyeuses, les couleurs de ses compositions vibrent, les formes sont épurées.

Verre de l’amitié le 11 avril de 17 à 19 h. 

Vernissage, cocktail le 29 mars de 17 à 20 h.

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 Un parcours symbolique de l'intérieur de la galerie vers l'extérieur et le jardin parsemé de primevères.

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IMG_3443 Sculpture Fauville

Daniel FAUVILLE est né à Charleroi le 7 août 1953

Sa première exposition personnelle est organisée en 1974. A l’époque, l’artiste peint des cafés, des voitures, des camions en s’exprimant de façon hyperréaliste. Peu après, ce seront des trams inscrits dans une certaine poésie dont la figuration humaine est exclue : « En place, monter ! Le voyage du rêve commence ». Ensuite, plus bizarrement,  des tanks, des avions, sans doute sortis de l’enfance… survolant une usine toujours debout. Usine qui s’imposera en tant qu’élément central de beaucoup de ses compositions en évolution, collant aux modifications troublantes de son environnement où dominent les sites industriels.

A partir de 1984, il donne des couleurs au Pays-Noir, ses paysages variés, et ses usines, ses hauts fourneaux, ses terrils, et ses cheminées - traits d’union entre une dure réalité, ancrée dans un sol généreux et reflétée pour mieux insister dans des eaux aux couleurs sordides. Toutefois, on sent l’espoir pointer peu à peu dans le ciel enfumé. L’artiste épure, va à l’essentiel ; il en arrive à ‘‘la forme du fond’’.

En 1987, ce peintre montre qu’il aspire à entrer dans la tridimensionnalité; il est devenu sculpteur avec ses compositions en fonte oxydée, dont les formes et la couleur rouille, patinée par le temps, tous les temps et le vent, apparaissaient déjà préalablement dans certaines toiles. Il avait bien préparé cette transition, et ce passage en aller-retour permanent entre peinture et sculpture dans lequel chacune des deux expressions artistiques garde sa place pour libérer l’artiste, au jour le jour, de ce qui se vit dans son intérieur intime, le fascine et le fait rêver d’un ailleurs éclairant et éclairé.

Et la nature qui n’attend qu’une chose - reprendre ses droits et reconquérir des espaces - va servir de levier vers la lumière, un ciel vert d’espoir : alors, des arbres côtoient des usines, les couleurs illuminent le cheminement nouveau vers le futur.

Cet artiste qui a étudié à Namur et Charleroi et a affiné sa formation en sérigraphie et gravure à l’académie des Beaux-Arts de Charleroi a été primé à de nombreuses reprises.

1977 : prix international de la ville de Knokke.

1978 : prix du Centre Culturel du Hainaut, médaille de bronze au Prix Europe de la peinture de la Ville d’Ostende.

1982 : prix Marcel Gibon et exposition ‘‘SAGA’’ à Paris. Il représente la Belgique à la Biennale internationale Arts et Lettres au Sénégal.

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections : Musée des Beaux Arts de Charleroi,  Musée Ianchelevici à La Louvière, Centre de la Gravure et de l’Image Imprimée à La Louvière, Musée d’Ixelles, Banque Nationale …

L’artiste confesse : « J’exprime ce que je ressens pour entretenir une forme de mémoire universelle consignée dans des formes simples, avec des matières simples dénuées de toute sophistication[1] ».

 


[1] ART/20. Un 2Oe siècle d’Art en Wallonie, La Renaissance du livre (Dexia), Tournai, 2001, pages 260, 261.